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Super Talk
“Les Bad Girls dans les Musiques Arabes” - 75’ à 90’ - 2014

J’ai souhaité donner à ce Super Talk le nom d’Arabic’s Bad Girls afin de rendre hommage joyeusement à ces femmes musiciennes arabes qui ont été, et sont encore, de vraies briseuses de tabous. Dieu ou Allah savent la dose de courage, de volonté et de résistance qui leur a été et leur est toujours nécessaire pour faire triompher, au fil du temps leur parole, leur talent et leur féminité sans voile !
Comment ces musiciennes ont-elles refusé, et refusent-elles, les diktats que la religion, la société, le groupe familial voudraient leur imposer ? Comment s’expriment-elles ? Comment s’imposent-elles, solitaires ou en groupes ? Comment réagissent-elles aux difficultés qui affectent leurs pays ?
Et aussi parce que force est de constater qu’en occident, en règle générale, on ne fait pas trop de bruit autour des musiques arabes, exception faite peut-être du Raï. En France et en Europe nous vivons, depuis des décennies, un paradoxe flagrant : nous nous intéressons aux musiques indiennes, aux musiques du monde, aux musiques noires américaines - tout en fustigeant le racisme américain - alors que nous ne prêtons guère attention - et c’est un euphémisme - à des musiques qui se trouvent là, chez nous ou juste de l’autre côté de la Méditerrannée. Si nous interrogions, au hasard, un certain nombre de personnes dans la rue, je doute fort qu’elles nous donneraient spontanément le nom de quelques uns des musiciens ou des musiciennes parmi les plus importants, exception faite peut-être d’Oum Kalthoum. Qui citerai l’équivalent d’un Miles Davis ou d’un John Coltrane ? Qui mentionnerait Mohamed Abed Wahab, Asmahan et tant d’autres ? A ce point d’ignorance et de manque d’intérêt je ne peut pas ne pas parler de “ségrégation culturelle”...

Les thèmes abordés:

Le tabou majeur : chanter dévoilée devant des hommes.

Le rôle des pères : interdicteurs, falsificateurs ou permissifs.

Trois grandes figures du passé : Oum Kalsoum (Égypte), Warda El Djezaïria (Algérie), Asmahan (Syrie).

L’art populaire et libre des cheihkates : Cheickhat Rimitti (Algérie), Cheikhat Hadda Ouakki (Maroc).

Les jeunes chanteuses de Raï : Cheba Noura, Cheikha Rabia (Algérie)

Le corps : la danse Guedra (Sud Algérie / Mauritanie), la danse du ventre.

La rupture esthétique : Kamilya Jubran (Palestine).

La question du voile : avec Houria Abdellahab (écrivain et psychanalyste - Maroc).

 

Présentations :

Paris, Gaité Lyrique - 26 Septembre 2014
Tanger (Maroc) - Musée de la Kasbah - 16 Octobre 2014
Lyon - Maison de la Danse - 3 Mars 2015
Rouen - Le 106 - 12 Mars 2015
Saint-Etienne - Cinéma La Grand Lux - 2 Mai 2015
Paris - Maison des Mixités - Ni Putes Ni Soumises - 8 Juillet 2015
Marseille - La Friche Belle de Mai - 27 Novembre 2015
Alès - Cinéma - Festival Arabesques - 13 Mars 2016
Montpellier - Festival Arabesques - Association Uni’Sons - 14 Mai 2015
Montpellier - Domaine d’O - 19 Mai 2016
Lausanne (Suisse) - Arche Pont Bessière - 5 Juillet 2016
Orléans - Université - 15 Novembre 2016

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