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La Monte Young et Marian Zazeela - 52’ (2001)

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Production et Réalisation : Jacqueline Caux
Image : Jung Hee Choi
Son : La Monte Young
Post Production :
Centre national d’art et de culture
Georges Pompidou
Délégation à l’action culturelle audiovisuelle :
Anne Michèle Ulrich
Chargée de Production : Murielle Dos Santos
Etalonnage : Didier Coudraie
Mixage : Nicolas Joly

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Projections :

- Saint-Etienne - Cinema Grand Lux - Musique Optique - 26 Mai 2018
- Lille - Palais des Beaux Arts - 27 Mars 2018
- Paris - Auditorium de La Philarmonie - extraits - Table Ronde autour de l’œuvre de La Monte Young - 22 Mai 2016
- Paris - Columbia Center - extraits - dans le cadre de ma conférence sur l’oeuvre de La Monte Young organisée par Ars Arena - 12 Octobre 2015
- Bologne (Italie) - extraits - Festival Angelina - 21 Octobre 2013

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Portrait du fondateur du courant musical minimaliste américain, et de sa compagne la plasticienne Marian Zazeela, qui travaille avec la lumière dans leurs environnements « Dream Houses », et lors des prestations de six heures du « Well Tuned Piano ».
Le « Well Tuned Piano » - d’une durée de 6h sans interruption -, avec ses accords en « intonations justes », du Magic Chord au Romantic Chord, en passant par les séquences d’hommages à Brahms et à Debussy, est le chef d’œuvre de la Monte Young. L’accordage particulier de l’instrument exige, dans le calme le plus complet et sans variations excessives de températures, une période allant de quinze à trente jours.
La Monte Young et sa compagne Marian Zazeela, personnages mystérieux, sont deux figures emblématiques du minimalisme. La Monte Young est le chef de file de ce courant musical américain qu’illustreront à sa suite Terry Riley, Steve Reich, Philip Glass et de nombreux autres compositeurs.

Dès 1958, avec sa pièce « Trio à cordes », il s’est engagé dans l’aventure d’une musique basée sur la notion d’un seul son longuement tenu. Un seul son constitué de fréquences accordées avec une extrême justesse, afin d’exercer sur l’auditeur des effets psycho acoustiques précis. En 1960, La Monte Young après avoir été, avec Terry Riley, le co-directeur musical de la chorégraphe Anna Halprin, quitte la Californie et se fixe à New-York où il participe brièvement au mouvement néo-dadaïste Fluxus, avec des œuvres-haïkus telles que « Tirez une ligne droite et suivez la ».

En 1962, il constitue le « Theatre of Eternal Music » dans lequel il joue du saxophone sopranino aux côtés, entre autres, de Tony Conrad, et de John Cale le futur fondateur du très connu Velvet Underground

De La Monte Young, musicien déterminant de notre époque, John Cage disait : « Il est le contraire de moi : il veut faire une musique si juste, si parfaite… Une musique devant produire un bon au lieu d’un mauvais résultat sur les hommes. En ce qui me concerne, ce sont les choses les plus laides qui m’intéressent le plus, j’y découvre que le laid n’est pas le laid mais la vie elle-même. Mais, si pour moi tout est musique, pour La Monte Young un seul son est musique. »

Musique pour ensemble instrumental, pour gong joué à l’archet, pour voix, pour fréquences électroniques…Son concept du son unique évoluera de multiples manières.

Marian Zazeela et La Monte Young se rencontrent en 1962 à une soirée du Living Théâtre, alors que Marian réalisait des ouvrages calligraphiques abstraits. Ils se marient en 1963. Ils ne se quitteront plus. Cette longue familiarité sera extrêmement féconde, puisque, tout en vivant sur un rythme quotidien de 27 heures au lieu des 24 heures habituelles, ils intriqueront leurs recherches respectives sur le son, et sur la lumière. Ensemble ils développent le concept d’une installation permanente de son et de lumière : la « Dream House », qu’ils ouvrent deux jours par semaine, et dans laquelle des New-Yorkais passionnés viennent régulièrement s’immerger pendant des heures.

Jacqueline Caux

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