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Musicologue, essayiste, journaliste, homme de radio et organisateur d’évènements musicaux.

Après avoir fait des études d’arts plastiques à l’Ecole des Arts Appliqués à Paris, et plusieurs années consacrées à la peinture, Daniel Caux se fait connaître à la toute fin des années soixante comme spécialiste d’un jazz libertaire alors controversé, des nouvelles avant-gardes musicales américaines, des musiques du monde et des marginalités musicales en tout genre. De 1969 à 1976, il écrit dans « Combat » et « Jazz Hot », et tient la rubrique musicale du magazine « L’Art Vivant ». De 1974 à 1976 il rédige une série d’articles sur la musique arabe dans « Charlie Mensuel » et, de 1975 à 1979, devient collaborateur du journal « Le Monde ». Il écrira ensuite dans « Art Press » et le « Nouvel Observateur » et participera à de nombreuses publications collectives.

Durant une vingtaine d’années, de 1970 à 1989, il assure chaque lundi la fonction de chargé de cours au département Musique de l’Université Paris VIII, à Vincennes puis à Saint-Denis. En tant que conseiller artistique, il fait venir en 1970 aux « Nuits de la Fondation Maeght » les grandes figures du free-jazz afro-américain Albert Ayler et Sun Ra et les pionniers du minimalisme américain La Monte Young et Terry Riley. Un engagement qu’il poursuivra à Paris avec Steve Reich en 1971 et, dans le cadre du Festival d’Automne, en 1973 avec Phil Glass et en 1974 avec Robert Ashley et le groupe expérimental électronique « Sonic Arts Union ». En 1980 et 1982, il révèle le courant musical « postmoderne » à la Biennale de Paris avec Gavin Bryars, Michael Nyman, Daniel Lentz, Harold Budd, etc. Au Théâtre de la Ville, il invitera, entre autres, Arvo Pärt en 1986 et Glenn Branca en 1987.

De 1971 à 1975, il est le directeur artistique de l’éphémère et légendaire petite compagnie de disques Shandar consacrée à la nouvelle musique afro-américaine, au minimalisme et aux recherches expérimentales. Il se rend à plusieurs reprises aux Etats-Unis pour mener des entretiens et parfaire, sur le terrain, ses connaissances musicales.

Parallèlement, son goût pour les musiques du monde le conduit à se rendre en Algérie pour enregistrer et étudier les traditions musicales locales : en 1971 en Grande Kabylie et en 1972 dans la région oranaise. Puis à de nombreuses reprises au Maroc, en Tunisie et, plus tard, en Egypte.

À la demande de Patrice Chéreau, il met sur pied avec Alain Crombecque les « Journées de Musiques Arabes » en 1984 et 1985 au Théâtre Nanterre-Amandiers. En 1994, il sera au Centre Georges Pompidou le commissaire musical de l’exposition "Hors Limites" et, en 1995, fera venir au Festival « America » de Lille les fabuleux instruments construits par Harry Partch pour le premier concert consacré en France à la musique du compositeur visionnaire californien. En l’An 2000, il sera le commissaire musical de l’exposition « La Beauté » à Avignon.

C’est à l’ « Atelier de Création Radiophonique » de France Culture qu’à la demande d’Alain Trutat, il réalise à partir de 1970 ses premières émissions et découvre dans l’expression radiophonique un art à part entière. Sur France Culture - à l’Atelier de Création, au Programme Musical et dans les « Nuits Magnétiques » - et sur France Musique - où il sera dans les années 90 le producteur des émissions hebdomadaires « Les Magiciens de la terre » et « Transversales », - il s’ingéniera sans relâche à faire découvrir aux auditeurs les sons musicaux les plus surprenants de notre planète, tant sur le plan de la création contemporaine que sur celui des musiques du monde.

De 1999 à 2002, il assure à la Direction de France Culture la fonction de Conseiller pour la Musique. Dans une filiation directe avec son goût pour les musiques « répétitives » américaines apparues au début des années soixante, il se passionne au cours des années quatre-vingt-dix pour la musique électronique liée à la danse appelée « techno » en laquelle il voit, sous ses différents aspects, une authentique musique de transe de notre époque. C’est à ce titre qu’il est membre honoraire de l’association « Technopol ».

Depuis 1995, il est sociétaire de l’Académie Charles Cros.
Hommage rendu aux créateurs noirs auxquels il doit ses toutes premières émotions musicales : Daniel Caux est, par ailleurs, à l’origine de la résurrection et de la restauration par le Ministère de la Culture des maquettes de la Nouvelle-Orléans de l’époque héroïque des tout débuts du jazz construites à Paris durant vingt-cinq ans, de 1956 à 1980, par Pierre Merlin et Pierre Atlan aujourd’hui disparus. Maquettes qui, à titre symbolique, ont été offertes en mars 2007 par le Gouvernement français à la ville sinistrée de la Louisiane.

Il a été nommé Chevalier des Arts et Lettres en 2008.

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