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Les Couleurs du Prisme, la Mécanique du Temps - 96’ (2009)

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Ecriture : Daniel Caux
Production et Réalisation : Jacqueline Caux
Image : Claude Garnier, Patrick Ghiringhelli
Son : Eric Boisteau, Pascal Humbert
Montage : Dora Soltani
Postproduction :
Centre national d’art et de culture Georges Pompidou
Service audiovisuel : Laurie Szulc
Chargée de production : Murielle Dos Santos
Etalonnage : Didier Coudraie
Mixage : Jacques Guillot

Avec : La Monte Young, Terry Riley, Steve Reich,
Philip Glass, Pauline Oliveros, Meredith Monk,
Gavin Bryars, Richie Hawtin aka Plastikman et,
grâce à des archives, John Cage.

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> voir un extrait

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Prix :

- Los Angeles Cinema Festival of Hollywood - 2010 (Etats-Unis)

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Sélections :

- Festival 38éme Rugissants - Grenoble
- Festival Avatorium - Saint Etienne
- Festival Radio France Sacem - Montpellier
- Festival Les Instants vidéos - Marseille
- Festival Les Instants vidéos - Florence (Italie)
- Festival International des films sur l’Art “FIFA” - Montréal (Canada)
- Festival Techno “Time Warp” - Mannheim (Allemagne)
- Los Angeles Cinema Festival of Hollywood (Etats-Unis)
- World International Film Festival - Washington DC (Etats-Unis)
- Festival “Mediawave”- Györ (Hongrie)
- Festival “EPOS Art Film Festival” - Tel Aviv (Israël)
- Festival International des Films Documentaires - Asperdoc - Lisbonne - Portugal

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Projections :

- Metz - Centre Pompidou - Dream House La Monte Young et Marian Zazeela - 4 Juillet 2018
- Lille - Palais des Beaux Arts - Music Video Art / Heure Exquise - 19 Décembre 2017
- Saint-Etienne - Cinéma Le Grand Lux - hommage à Daniel Caux - 21 Mai 2017

- Anthology Film Archives, Jonas Mekas - New York - juin 2011 (Etats-Unis)
- Ambassade de France - New York - juin 2011 (Etats-Unis)
- Auditorium du Musée du Louvre - 4es Journées Internationales du Film sur L’Art – Paris 2011
- Orléans - Semaine des Musiques Nord Américaines et Post Modernes - Cinéma Les Carmes, en presence de Philip Glass - 2011
- Festival d’Automne à Paris - Centre national d’art et de culture Georges Pompidou / Les spectacles vivants - suivi d’un concert piano solo de Gavin Bryars - 2009
- Festival d’Automne en Normandie - Théâtre Charles Dullin - Rouen, suivi d’un concert piano solo de Philip Glass - 2009
- CAPC - Bordeaux
- Cinema “Le Renoir” - Martigues
- Ecole des Beaux Arts - Mulhouse
- Ecole des Beaux Arts - Nîmes
- Ambassade de France - New York, Juin 2011 (Etats-Unis), suivi d’un concert de Steve Reich
- Paris  - Auditorium du Musée du Louvre
- Paris  - Ecole d’Architecture
- Paris  - B.N.F. - Les quarante ans d’Artpress
- Paris  - Doorstudios - Ars Arena
- Paris  - Cinéma La Clef
- Belley  - Cinéma La Belley
- Osaka  - Coop Kitakagoya 2011
- Kobé  - Art Village Center
- Kyoto  - Doshisha University - Clover Hall
- Tokyo  - Espace d’Ochiai 2012
- Bourg Saint-Andéol : Cinéma
- Pierrelatte  - Cinéma
- Saint-Etienne  - Festival Avataria
- Montpellier  - Cité Internationale de la Danse - salle Béjart
- Besançon - Institut Supérieur des Beaux-arts
- Bologne  - Festival Angelica
- Madrid  - Casa Encendida
- Lyon  - Musée d’Art Contemporain, dans le cadre de l’exposition Cage’s Satie Composition for Museum et Dream House de La Monte Young du 29 septembre au 30 décembre 2012
- Montréal  - RIDIM Festival - 15 ans - 15 coups de cœur
- Paris - Bibliothèque Nationale de France - Les Quarante ans d’Art Press - 14 Décembre 2012
- Paris - Doorstudios - 26 Mars 2013
- Paris - Cinéma La Clef - 26 Avril 2013
- Paris - Ecole d’architecture - 21 Mai 2013
- La Chaux-de-Fond (Suisse) - Cinéma l’ABC - 11 Janvier 2014
- Lisbonne (Portugal) - Asperdoc - 21 Octobre 2013
- Die - Cinéma Le Pestel - 21 Juin 2013
- Reims - La Villa Douce - 28 Mai 2015
- Paris - Le 104 - 9 Juillet 2016 - Nuit 104 New York

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Ce film est une promenade musicale, traitée de façon très personnelle, qui montre les liens existants entre les musiques minimalistes, répétitives, post-modernes et la techno, inspirée par l’itinéraire d’un activiste musical : Daniel Caux. Sa disparition - le 12 Juillet 2008 - a inversé les rôles, puisque ce sont ces mêmes musiciens, qu’il aura intensément accompagnés au cours de plusieurs décennies qui ont souhaité être présent dans ce film. Nous allons donc y retrouver : La Monte Young, Terry Riley, Steve Reich, Philip Glass, Meredith Monk, Pauline Oliveros, Gavin Bryars, Richie Hawtin, et grâce à des archives, John Cage.

Plusieurs d’entre eux ont joué en direct, comme une dédicace, une de leurs œuvres spécialement pour le film. D’autres m’ont autorisé à filmer leur dernière création. Chacun dit quelque chose de l’origine et du développement de ces musiques.

À travers ce film, il s’est agi, pour moi, d’échapper au portrait hagiographique afin de mieux rendre compte de l’esprit de Daniel - de son enthousiasme, de sa joie, de sa philosophie -, qui aura embrassé une part importante et sensible de la création musicale du XXe siècle et aura ardemment témoigné de ces musiques auxquelles ces grandes figures, toujours créatives, sont indissociablement associées. Musicologue, essayiste, chroniqueur, programmateur, homme de radio, Daniel a avant tout pratiqué une activité de découvreur et de passeur, notamment dans le champ des musiques expérimentales, minimales, répétitives, postmodernes, des musiques arabes, du jazz et de la techno, et ceci tout au long de ces quatre dernières décennies particulièrement riches en créations, inventions et expérimentations.

Sa curiosité, son sens de l’écoute, ses capacités d’analyse, son activisme, ont indéniablement contribué à faire découvrir, sinon à faire admettre, des œuvres à priori difficiles, surprenantes, exigeantes, et ceci sur un spectre de création très large, et apparemment hétérogène, allant de la musique savante à la musique populaire, musiques dont il savait analyser les liens, les influences et expliquer les filiations.

En ce qui concerne John Cage, je disposais d’une interview, réalisée en français par Daniel en 1970, une pièce rare compte tenu du faible nombre d’interviews audio acceptées à cette époque de façon privée par le compositeur.

Quant aux entretiens que j’ai menés avec Daniel, ils m’ont permis - en voix-off -de compléter les problématiques artistiques, sociales, politiques, en jeu dans chacune de ces grandes « disjonctions » musicales qu’il aura intensément vécues.

L’ouverture du film se fait sur des images de mouettes filmées depuis le ferry qui va à Staten Island - New York, en hommage au livre de John Cage « Pour les oiseaux ». Puis le film s’engage dans son développement avec l’entretien mené par Daniel avec John Cage au début des années 1970. John Cage parlant, en français, de son attitude vis-à-vis de la musique, et des musiciens - alors tout jeunes - que nous allons retrouver au cours de ce film, tels que La Monte Young ou Philip Glass.

Pour John Cage, La Monte Young - le créateur du minimalisme - a tout simplement changé sa façon d’entendre, comme s’il lui avait permis d’écouter les sons avec un équivalent de microscope. Plus tard nous retrouvons La Monte Young dans sa « Dream House » new-yorkaise - située au 275 Church Street -, dans cette ‘maison de rêve’ où chacun peut venir expérimenter les effets psycho acoustiques de sa musique. Dans cet espace, il nous parle de ses premières influences, de son souhait de pouvoir nous faire « entrer » dans le son afin que nous puissions en découvrir tous les micros changements.

La Monte Young nous introduit à la musique de Terry Riley - que nous avons rencontré sur la côte Ouest - son compagnon en expérimentation. C’est en effet avec Terry Riley qu’il partagea la direction musicale, dès 1959-60, du groupe de danseurs d’Anna Halprin - la pionnière de la Post Modern Dance -. C’est chez elle que La Monte Young expérimenta ses sons obtenus par friction : canettes de bières frottées contre les vitres du studio de danse, poubelles traînées sur le sol à un niveau sonore très élevé et pendant de très longues durées. Au Mills College, Terry Riley nous a permis de filmer l’une de ses envoûtantes et véloces improvisations au piano.

Dans les environs de New York, Steve Reich nous a accueilli dans sa maison. Nous le retrouverons également à Frankfort où il était venu répéter sa pièce fondatrice « Music for 18 musiciens », ainsi que sa pièce de percussion, elle aussi historique, « Drumming ».

Philip Glass nous a également accueilli chez lui à New York où il a rejoué pour le film, dans son studio, un fragment de sa pièce pour piano « The Hours ». Nous l’avons ensuite suivi à San Francisco et à Davis où il a joué sa pièce majeure « Music in twelve parts », ainsi que sa récente « Chamber Music » pour violoncelle et piano.

À New York également, nous avons rencontré Meredith Monk qui nous a, elle aussi, accueilli dans son studio, afin de nous permettre de filmer des séances de travail avec les chanteuses avec lesquelles elle préparait la reprise de sa pièce sur Jeanne d’Arc « Vessel » qu’elle devait donner au Musée Guggenheim de New York.

Nous nous sommes aussi rendu - à deux heures de New York - chez Pauline Oliveros qui a improvisé une pièce qu’elle a intitulé « For Daniel », puis nous l’avons, elle aussi retrouvée en Californie au Mills College pour plusieurs improvisations en présence d’un pionnier des projections sur les musiciens pendant les concerts : Tony Martin.

Ensuite nous avons retrouvé, à York en Angleterre, Gavin Bryars - pionnier majeur du courant Post Moderne -, pour la répétition, avec son ensemble, de sa nouvelle pièce, écrite pour un chœur de 23 chanteurs, - lui-même étant à la contrebasse, accompagné par une guitare électrique, un violoncelle et un violon -, à partir d’un Madrigal de Pétrarque.

Enfin, nous nous sommes rendu au grand Festival Techno de Mannheim, pour retrouver Richie Hawtin aka Plastikman, anglais d’origine, devenu un temps canadien, tenant d’une techno minimaliste, improvisant devant la foule joyeuse et dense de ses admirateurs.
Jacqueline Caux

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Presse :

> Les Couleurs du prisme, la Mécanique du Temps - Arc-en-Sons - Mouvement - Mars-Avril 2013

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