Livres

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Tissée, tendue au fil des jours, la toile de Louise Bourgeois

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Editions du Seuil - 2003
Accompagné d’un CD de 1996 :
“Litanies et Accidents”,
écrits et lus par Louise Bourgeois. Durée 66’50’’

192 pages
ISBN-10 : 2020573601
ISBN-13 : 978-2020573603


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Quatrième de couverture :

Les entretiens réunis dans cet ouvrage résonnent de la parole forte, insolente et singulière de l’une des artistes les plus farouches et les plus prolixes de notre temps. Son art est un autoportrait inconscient. Si elle est la meurtrière, elle est aussi celle qui répare, toute son œuvre est cathartique. C’est ce qu’illustrent, entre autres, les textes de ses « litanies » avec leur savoureuse charge d’autodérision. Louise Bourgeois prend appui sur son roman familial pour réaliser une oeuvre d’une étonnante liberté formelle. Usant d’un grand éclectisme libérateur, elle pratique tous les formats (du mouchoir brodé à la sculpture monumentale), utilise tous les matériaux (le bois, le latex, le marbre, le bronze, le tissu), mélange les genres et passe en toute liberté de l’abstraction à l’organique, de la figuration au géométrique, du rigide au malléable, du noble à l’ordinaire, du poli au rugueux du viscéral au sexuel… Retraçant ses rencontres avec Pierre Bonnard, Fernand Léger, Constantin Brancusi, Le Corbusier ou Andy Warhol, Louise Bourgeois nous fait part de sa conception de l’amitié – inséparable de la peur de l’autre -, ainsi que des sentiments contradictoires qui auront noué la trame de sa vie. Ce qui lui fait dire : « Dans mon monde, la violence est partout ! », mais aussi « Tant qu’on aime, on grandit ! ».

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Introduction :

Admiratrice du travail de Louise Bourgeois depuis de longues années, je l’ai contactée en 1995, dans le but de mener avec elle des entretiens et d’enregistrer des sons dans son atelier. Elle me fixa un rendez-vous à son domicile new-yorkais. Incidemment, elle m’avait dit au téléphone qu’elle aimait les fleurs : pour notre premier rendez-vous, je me suis donc retrouvée sur son perron avec un bouquet de tulipes. Alors que la conversation s’amorçait difficilement, Louise entreprit bientôt d’en briser systématiquement toutes les tiges… En silence, j’ai sorti mon magnétophone et j’ai enregistré le son sec et précis du bris des fleurs. Le contact était établi. Un rituel s’est alors mis en place pour des rendez-vous quotidiens, chez elle ou dans son atelier de Brooklyn. Rituel repris, les années suivantes, lors de chacun de mes passages à New-York.

Mes entretiens avec Louise auront toujours été animés de sa parole forte, insolente et singulière, en lien étroit avec son oeuvre.

Alors que son arrivée à New-York, en 1938, marque ce qu’elle considère comme ses vrais débuts d’artistes, Louise va d’abord s’exprimer par le dessin. Ce mode d’expression, elle ne l’abandonnera d’ailleurs jamais. Elle s’exprimera aussi par la gravure, par la peinture, puis par la sculpture. Ayant acquis la certitude qu’il lui faudrait attendre un certain nombre d’années avant d’être réellement reconnue, très vite elle a acheté un terrain dans les Hamptons pour y disposer les statues qui s’accumulaient alors dans son appartement. Pendant trente ans, celles-ci se laisseront recouvrir par les herbes, les arbustes, la végétation, jusqu’à ce jour de 1982 où, - alors qu’elle était âgée de soixante et onze ans -, elles ont été appelées à rejoindre le MoMA pour la première rétrospective proposée par ce musée à une artiste femme. Louise acquiert alors son atelier de Brooklyn : une ancienne usine désaffectée de deux étages, pour laquelle elle sculptera la porte d’entrée et dont le vaste espace favorisera la réalisation d’œuvres de grande envergure telles que le « Twosome », les « Cells », les « Araignées »… C’est là, qu’inlassablement, telle une Pénélope qui attendrait le retour du refoulé, elle aura travaillé à partir de ces incessantes discontinuités : conscient-inconscient, enfant–adulte, passé-présent, agressif-défensif, terreur-plaisir… Regardant le dos de tapisseries anciennes, semblables à celles que restauraient ses parents, elle avait récemment proféré ce qui pourrait être un axiome : « C’est l’envers qui vous dit la vérité ».

Jacqueline Caux

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Presse :

> Berlin, Une vieille dame fileuse - Le Temps - 4 avril 2005
> Louise Bourgeois - par F.H. - Le Nouvel Observateur - 5 au 11 juin 2003 - n°2013
> La toile de Louise Bourgeois - Les Inrockuptibles - 7 au 13 mai 2003 - n°388
> The Art of Life - CancerFutures - Vol. 2 - September/October 2003 - Springer-Verlag France
> Louise Bourgeois, entretiens avec Jacqueline Caux - par Raya Baudinet - art press - juillet-août 2003 - n°292
> Paris-Art.com, 2003

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